A l'origine, l'établissement était constitué d'un groupe scolaire appelé « Ecole de la gare». C'était une école européenne, construite à l'époque du protectorat français et constituée de trois écoles : une école pour les garçons, une autre pour les filles et une école maternelle. Dotée d'un internat, l'école de la gare accueillait aussi bien les enfants des colons qui résidaient hors de Casablanca que ceux du quartier Belvédère et environs.
L'établissement a ainsi fonctionné de 1936 à 1961. il a été cédé cinq ans après l'indépendance, par la Mission Universitaire et Culturelle Française au Ministère de l'éducation Nationale Marocain. Et ainsi deux établissements se sont partagés les bâtiments:
- Le collège AL IMAM MALIK, fréquenté par les élèves marocains du 1er Cycle secondaire.
- L'institut Irakien qui avait pour tâche de former des professeurs d'Histoire Géographie en prévention de l'arabisation de cette matière.
En 1965, l'Ecole Normale Supérieure fut crée pour former le corps professoral dont le pays avait besoin et l'institut Irakien céda les locaux qui lui étaient attribués au collège qui s'agrandit. A compter de cette date le Lycée AL IMAM MALIK est né et comptait des classes du second cycle qui menait au Baccalauréat Lettres Modernes et Lettres Originelles. Ne disposant pas bloc scientifique, les élèves orientés en sciences étaient donc transférés dans un autre lycée.
Pour faire face à un nombre sans cesse croissant, huit salles de classe d'enseignement générale furent construites en 1965.
Le pavillon scientifique, quant à lui, ne fut achevé qu'en 1977, date à laquelle les élèves orientés en Sciences Expérimentales pouvaient rester dans l'établissement jusqu'au Baccalauréat.
Les premiers contingents de bacheliers scientifiques firent la réputation du lycée tant à l'échelle de Casablanca qu'à l'échelle nationale, et nous nous efforçons de conserver cette image de marque.
jusqu'en 1981 le lycée était réservé aux garçon. La mixité a été la conséquence logique de l"organisation de Casablanca, divisée en cinq préfectures disposant chacune d'une délégation du M.E.N.; notre lycée qui relève de la délégation d'Ain Sebaa Hay Mohammadi, était donc était obligé d'accueillir en 1éreA.S. garçons et filles du quartier. Mais devant l'afflux d'élèves de plus en plus nombreux (garçons et filles) en 1er A.S. de l'enseignement préparatoire et ceux orientés dans le second cycle littéraire et scientifique, les services de la planification était dans l'obligation d'opérer des transferts d'élèves vers des établissements assez éloignées du quartier. Une telle mesure n'était pas de nature à plaire aux parents d'élèves. Mais après la fermeture de l'internat en 1985, l'A.P.E. et les services de la planification ont trouvé un compromis qui consistai à réalise un programme (étalé sur de nombreuses années) permettant de transformer foyer, réfectoire et dortoirs en 15 salles de classe. Ce geste, nécessitant des sacrifices financiers gigantesques a été fort apprécié par le ministère qui l'a souvent donné en exemple. Aussi, a-t-il été décidé de multiplier et diversifier les sections du second cycle de l'enseignement secondaire par la création de la branche sciences mathématiques(ScM), puis la 1éreA.S. génie économie et gestion (GEG) permettant de nouvelles orientation vers la 2émeA.S. puis la 3émeA.S. Sciences économiques(Scéco) , Technique de Gestion Comptable(TGC), Technique de Gestion Administrative(TGA).